Analyse Musicale : ‘Home of the Brave’ de Toto




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Il y a des musiques qu’on ne se lasse pas d’écouter. Et celle-ci en fait parti. Je l’ai peut-être écouté déjà 100 fois, 200 fois même, et à chaque fois, ce sont les mêmes frissons. Cette version du morceau « Home of the Brave » est tout simplement magique et très riche musicalement.

« Home Of the Brave » est sorti sur l’album « The Seventh One » en 1988. Et bien que j’apprécie moyennement la version studio, je « kiffe » cette version Live. Je vais donc expliquer pourquoi…

Il y a deux façons pour moi d’écouter cette musique. On peut en effet écouter ce titre de manière passive. Juste pour le plaisir d’entendre la mélodie rythmée, les voix de la chanteuse et de Mister David Paich, l’ensemble qui fait de ce morceau une réussite.

Mais si on écoute de manière plus active ce morceau, on prend alors conscience de la qualité des musiciens, la partie de Guitare Bass qui contient des lignes très sympa, les parties de piano qui forment un véritable soutien sur toute la durée du morceau, mais aussi et surtout le batteur, Simon Philips, qui se lâche de la meilleure des manières… pour notre plus grand plaisir…

Ainsi, si vous placez le curseur de le lecteur à 5:36, vous entendrez Simon Philips, à la batterie, réaliser des prouesses avec sa grosse caisse. En effet, ce que vous entendez à la batterie est en grande majorité réalisé grâce à ses pieds. Sa batterie est équipée d’une grosse-caisse à double pédale. Ce qui signifie qu’il a une pédale à chaque pied pour la grosse-caisse. Ce qui lui permet d’enchainer 3-4 coups très rapidement, en alternant pied droit et pied gauche. Et croyez moi, c’est pas du tout facile à faire. Ainsi, à 5:53, l’enchainement de trois coups très rapides au pied qui se termine par un coup sur la caisse-claire, demande une synchronisation parfaite entre les membres, ce que peu de batteurs ont.

Ensuite, encore plus fort, le batteur, toujours lui, inverse le rythme assez rock, en toute discrétion, ce qui produit un effet terrible. Ca se passe à 5:57. En fait, la batterie fait un rythme de rock classique, avec de grosses ‘pêches’ sur la caisse-claire sur les 2ème et 4ème temps de la mesure. Ainsi, vous pouvez comptez, quand il joue, les temps, grâce à la caisse-claire (en gras) : 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4. Et si vous continuez à compter les temps, vous entendrez qu’à 6:05 , la caisse-claire ne tombe plus sur le 2 et le 4 mais sur le 1er et le 3ème… et ensuite, tout redevient normal après un petit ‘Fill’. Le genre de truc qui passe totalement inaperçu pour un non-musicien, mais qui, moi, m’a toujours fait rêver… En effet, quand j’essaie de mettre ça en place dans un morceau de rock, les musiciens me regardent avec des yeux tout ronds, genre « Oh, fait gaffe, tu as décalé » alors qu’en fait, c’était volontaire… C’est là qu’on reconnait l’artiste qui a des idées, et l’amateur que je suis qui essaie de les copier sans succès :-)

Pour terminer, et pour le plaisir, écoutez la fin, à 6:52, la synchronisation parfaite entre la guitare et la batterie, sur le plan rythmique… C’est beau et j’en redemande…

Écoutez et appréciez : Toto, ‘Home of the Brave’





    • dan
    • 25 novembre 2009 12:36

    que dire d’une analyse aussi brillante de cette version live de toto un veritable bijoux de sensation, on laisse penetrer le son de la basse et celui de la batterie au fond de notre corps c’est percutant et tellement bon. J’aimerai ne pas avoir quitter la musique rien que pour ces moments d’intense émotion.
    merci et merci encore.

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