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Beaucoup beaucoup de souvenirs me reviennent quand j’écoute cette musique que j’ai personnellement joué à plusieurs reprises avec plusieurs orchestres. Des souvenirs qui resteront à jamais dans mon esprit tant ils me font du bien quand j’y repense…
La première fois que j’ai joué ce morceau, c’était avec l’orchestre des jeunes de Quesnoy, dirigé par un certain Philippe. Je me souviens en particulier d’une répétition précise. A l’époque, elles se déroulaient le samedi soir, de 17h00 à 18h30. Et la répétition qui m’a marqué se déroulait exceptionnellement au rez-de-chaussée du centre socio-culturel de Quesnoy, car la salle de répét au 2nd étage était en pleine rénovation…
Nous étions donc en bas, un samedi soir d’hiver, il faisait déjà noir dehors, et on jouait ce morceau. Je me souviens parfaitement du visage de Philippe, qui dirigeait cet orchestre, au moment on nous jouions ce morceau. Il paraissait heureux et fier de diriger cet formation tant le rendu était plus que satisfaisant. Pendant cette répétition, Sébastien, mon prof de percu de l’époque, était passé quelques minutes me remettre une méthode de batterie (Tutti pour les connaisseurs) afin que je bosse un morceau pour le mercredi suivant, jour de mon cours.
J’étais au pupitre des percu avec mon fidèle Julien. On se marrait bien et on était très fier de nous.
C’est marrant de voir à quel point chaque détail de cette heure et demi de répétition m’a marqué à ce point… Car depuis que j’ai commencé la musique, j’ai dû assister à environ 10 000 répétitions de musique (que ce soit avec la philharmonie, l’orchestre des jeunes, la classe d’orchestre, les percussions du monde, …) et seule cette répétition et une autre (donc je vous parlerais dans un prochain post) m’ont marqué à ce point… C’était il y a au moins 10 ans, voire 12…
Autre époque, autre formation… puisque j’ai également joué ce morceau il y a 7-8 ans avec l’harmonie de Wavrin lors d’un unique concert que j’avais fait avec cette formation. J’avais été appelé pour renforcer le pupitre des percussions et quand je suis arrivé sur place, j’ai vite compris le pourquoi de ce besoin : tous les percussionnistes habituels de l’harmonie s’était mis au Djembé et avaient préparé une introduction bien percutante pour ce morceau. Ainsi, les 4 premières secondes de cette présente vidéo avaient durée lors du concert plus de 3 minutes. Les rythmes africains avaient amené l’ambiance et les premières notes du morceau apparaissent comme une évidence… Lors de ce morceau, j’étais donc au xylophone. La partie n’était pas très difficile mais je prenais mon pied en jouant, tant je me rendais compte que nous étions en train d’interpréter ce morceau de la meilleure des manières… Et outre l’intro qui était magnifique, la reprise du thème et notamment l’apport des trompettes (à 214 sur le lecteur audio ci-dessus) m’avait complétement bluffé, au point qu’à ce moment là , j’ai décollé le nez de la partition pour regarder le pupitre des trompettes, en me disant : « Oh punaise, la vache… »… A la fin du morceau, le public nous avait demandé un bis et on avait eu droit à de nouveau quelques minutes de bonheur, où j’étais acteur physiquement, mais spectateur « auditivement »…
Ce morceau reste l’un des meilleurs morceaux que j’ai joué avec un orchestre. Il me donne plein de frissons à chaque fois que je l’entends, et surtout me rappelle systématiquement ces deux excellents souvenirs.
Je ne sais pas si je le rejouerais un jour… Je ne sais même pas si je le souhaite. J’aurais en effet trop peur d’être déçu de ne plus retrouver le rêve et le plaisir qu’il m’a procuré dans ces deux moments racontés ci-dessus…
On verra ce que l’avenir nous réserve… mais il y a des morceaux qui ne me laisseront plus jamais indifférents dans ma jolie vie, et ce morceau en fait parti…